Les médicaments 1 - Février 2012_1

 

Les médicaments sont arrivés sans encombre dans le village. Nous en profitons pour remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis à l' association, de non seulement mener à bien ce projet, mais aussi d' acheter un grillage pour le jardin communautaire des femmes . ( voir l' article suivant ).

Mais laissons David qui se trouve actuellement dans cette région nous raconter cela .....

Aujourd’hui, nous sommes le 11 février … et une surprise nous attendait à notre retour d’un long voyage en charrette sur les bords du fleuve à la frontière avec la Mauritanie. J’étais parti avec mon ami Abù chercher une clôture en grillage pour le jardin des femmes. La piste était longue, le soleil frappait fort, le cheval était si fatigué. 30 km c’est peu, mais en charrette c’est une autre histoire ...

 

Réception des médicaments à Bonji - Dawud Dupuy - Février 2012_1

 

Arrivé à Bonji, à quelques kilomètres du village de Gawdé Bofé, le cheval refuse de continuer la route. On décide donc de se reposer le temps que le cheval mange un peu puis de repartir le soir. Nous partons chez notre ami Haruna qui nous offre l’eau, le repas et surtout une natte pour s’allonger.

En soirée, le vieux Oumar BA vient nous trouver :

« Je crois que quelque chose vous attends chez moi, c’est un bidon bleu, il y’a vos noms dessus ».

 

Réception des médicaments à Bonji 1_1

 

Nous filons directement chez le vieux qui nous montre le bidon, c’était ce que nous attendions, les médicaments étaient arrivés après seulement 1 mois d’attente. Le soir, c’est la charrette bien chargée que nous rentrons à Gawdé Bofé, nous ramenons le grillage pour les femmes et les médicaments pour le poste de santé.

 

 Ouverture du bidon au dispensaire de Gawdé Bofé - Benoit Diop l'infirmier et Abù Ndiadé - Février 2012_1

 

Le lendemain, avec l’infirmier et les instituteurs nous ouvrons le bidon et trions les médicaments, les vêtements pour enfants et les jouets. Le comité de santé de Gawdé Bofé qui polarise les 12 villages qui viennent se faire soigner au dispensaire organisent une réunion pour constater le don de l’association Takoro Dunia et discuter du fonctionnement du dispensaire. Nous expliquons comment et par qui ont été récolté les médicaments et donnons les instructions du médecin chef du district sanitaire de Kanel, Monsieur Bayal Cissé, concernant la bonne utilisation de ce matériel.

 

Abù Ndiadé vice-président du comité explique le don - Février 2012_1

 

Demba BA, président du comité, remercie tous ceux qui ont participé à la récolte des médicaments et à leur envoi, notamment l’association Takoro Dunia, ses membres et ses sympathisants, ainsi que l’association des ressortissants de Gawdé Bofé en France.

 

Don des médicaments au comité de santé de Gawdé Bofé 1 - Février 2012_1

 

Benoit DIOP, l’infirmier chef de poste, explique que ce don n’est qu’un complément pour la pharmacie du dispensaire mais que cela ne suffit pas, il faut donc continuer à passer des commandes de médicaments au District de Kanel. Il continue « nous ne pouvons pas remercier tous ceux qui ont participé à cet envoi car nous ne connaissons pas la fatigue qu’ils ont eu pour nous, nous leur disons tout de même merci même si le mot est trop petit ».

 

Tri des médicaments en présence du comité de santé de Gawdé Bofé - Benoit et Dawud - Février 2012_1

 

L’après-midi, la pharmacie qui était auparavant vide retrouvera un peu le sourire. Nous rangeons et notons sur une feuille l’ensemble des médicaments donnés au dispensaire afin d’avoir une trace écrite du don et de la faire suivre au médecin chef de Kanel.

 

L'infirmier range les médicaments dans la pharmacie du dispensaire - Février 2012_1

 

Le soir même, un jeune homme du village d’Alana à 15 km de Gawdé vient en charrette, il est gravement brûlé. Habituellement, par manque de matériel, il aurait du être évacué à l’hôpital le plus proche, Bakel à 30 km. Benoit, l’infirmier me dit alors « Est-ce qu’il n’y a pas des bandes pour les brulures dans les médicaments que l’asso a amené ? ». En effet, il y avait ces fameuses compresses spéciales pour les brulures dont le paquet coûte 110 euros, une fortune pour un villageois. Il a pu être soigné correctement sans être évacué. Encore une preuve, s’il en faut de l’utilité de ces produits.

 

 Par Dawud David DUPUY

Le 17 Février 2012

 

Après ce récit , qui prouve  l' utilité de cette action menée en 2011 et même si ce n' est qu' une goutte d' eau dans l' océan des besoins sur place, nous allons avec votre aide renouveler cette opération cette année.

" Car ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ..."

Jacqueline continue la confection de ces petites cartes Africaines et nous comptons sur vous pour passer vos commandes .

Amicalement

Christian